Marie-Christine BARRAULT - “Le Festin de Babette”   

 

 
Mardi 12 décembre à 19 heures
Salles St-Nicolas —

 

Marie-Christine BARRAULT

lit “Le Festin de Babette” de Karen Blixen

avec Pascal CONTET, accordéon

 

 

 

Barrault Malgoire“Le Festin de Babette” de Karen Blixen 

Franco-danois dans sa langue d'origine, universel dans son message, le texte n'a pas pris une ride depuis 1958, date à laquelle Karen Blixen (Out of Africa) publia la nouvelle éponyme... un chef-d'oeuvre de finesse, qui mèle avec délice les nourritures terrestres et les nourritures spirituelles.

Ce Festin rend hommage aux valeurs de partage et de communion, qui, à travers l'art de la gastronomie, apportent énormément de lumière et de chaleur humaine à un petit village reculé de Scandinavie.

Babette est une réfugiée fuyant l'insurrection de la Commune de Paris (1870-71), devenue domestique au Danemark. Ses patronnes sont deux vieilles filles, droites mais austères. Le jour où elle gagne dix mille francs à la loterie, Babette leur demande de lui laisser carte blanche pour préparer un dîner fin à sa façon, dans la grande tradition française... Un dîner d'adieu car Babette a décidé de rentrer en France.

Malgré leur réticence initiale, les convives au nombre de douze apprécient vite le repas et sont peu à peu envahis de bien-être, le mélange des alcools aidant... Au moment du café, les tensions sont apaisées et chacun se réconcilie.

La maigre fortune de Babette y passe, mais une soirée aura effacé des années de carême. Les deux sœurs remercient Babette du fond du cœur. Elles se sont préparées à son départ. Mais Babette leur annonce qu'elle reste : elle n'a plus d'attaches à Paris, et plus d'argent non plus, car elle a tout dépensé dans cet unique repas. 10 000 francs, c'est en effet le prix d'un repas pour douze au Café Anglais, où elle a travaillé comme chef, jadis.  

Allégorie gourmande, éloge du pouvoir des belles saveurs sur les humeurs moroses... le style, intériorisé, laisse sourdre des émotions profondes.... le spectateur pourra voir dans ce repas une réflexion sur le bonheur (éphémère), sur l'art et sa réception, ou encore un message de grâce divine.

Compositeurs des musiques intrerprétées par Pascal Contet à l'accordéon : François Couperin, Domenico Scarlatti, Pascal Contet